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Explication de l’autorité pour « Les Nuls », parallèle avec une association de végétariens progressistes.

Prenons l’exemple de l’association mondiale des végétariens. Celle-ci doit élire son nouveau président. Un candidat, que nous appellerons François, se présente et gagne l’élection. François devient donc officiellement le nouveau président de l’association mondiale des végétariens : c’est donc François qui dirigera l’association et ses membres.
Est-ce que le fait que François ait été élu et soit donc le président de l’association lui donne « carte blanche » ? Est-ce que François peut dire et faire ce qu’il veut ? Naturellement non : s’il a été élu, c’est pour mener à bien la finalité de l’association et non pour faire ce que bon lui semble.

En l’occurrence : quelle est la finalité de l’association mondiale des végétariens ? Promouvoir le mode de vie végétarien, c’est-à-dire en premier lieu une alimentation sans viande animale.
 Or, dès sa prise de fonction, François prône l’ouverture avec un « aggiornamento » de la doctrine végétarienne, et notamment plus de tolérance et de dialogue envers les carnivores. François encourage donc les végétariens à participer aux grillades et invitent des carnivores à apporter de la charcuterie et des saucisses lors des rassemblements végétariens. François explique également : « qui suis-je pour juger ? » si des végétariens souhaitent manger de la viande, quand bien même tous les jours. Un végétarien, qui mange de la viande, reste un végétarien.
 Si les végétariens progressistes se réjouissent de cette évolution, des végétariens conservateurs de leur côté la contestent, en arguant qu’un végétarien ne peut pas manger de viande : cela est contraire au fondement même de l’idée végétarienne. La réponse de François à ces critiques est de parler d’obscurantisme et d’intolérance. François traite ces végétariens qui veulent demeurer fidèles à la tradition de « végétariens intégristes » et moyenâgeux. 
Pourtant, dans cet exemple, il est facile de comprendre que ces végétariens « conservateurs » veulent simplement demeurer végétariens. Il ne s’agit ni de fermeture ni de méchanceté mais de pur bon sens : un « végétarien qui mange de la viande », c’est un non-sens. 
François a beau avoir été élu et être officiellement président de l’association, cela ne lui procure pas le droit de faire ce qu’il veut : il a l’obligation de suivre la finalité de l’association, pas sa finalité à lui. Autrement, quand bien même élu et président, il perd de facto sa légitimité et son autorité.

La comparaison a naturellement des limites mais l’idée demeure dans le cas de l’Eglise catholique. Le Pape est le Pape et il faut lui obéir, c’est de foi. Cela dit, dans le cas de l’Eglise catholique aussi : le Pape, une fois élu, n’obtient pas carte blanche pour faire ce qu’il veut. Il doit poursuivre la finalité de l’Eglise et non une autre, aussi noble soit-elle (la paix dans le monde, par exemple, est fort souhaitable mais n’est pas la finalité première de l’Eglise). Si le Pape s’écarte de la finalité, peu importe si c'est de bonne foi ou non, a fortiori s’il dit/fait des choses condamnées par ses prédécesseurs, il perd de facto son autorité et sa légitimité.
 C’est ce que nous vivons aujourd’hui avec le « pape » François, qui est certes matériellement le Pape, mais qui formellement a perdu son autorité car il ne poursuit pas la finalité de l’Eglise. En conséquence se pose le dilemme : vaut-il mieux manger de la viande afin d’écouter le président ou ne pas suivre le président, pourtant élu de droit, afin de rester végétarien ? Notons que dans le second cas, ça n’est pas la figure du président en général qui pose problème : un président est utile à l’association. Ce qui pose problème, c’est quand le président dévie de sa mission !

Prions donc pour que le bon Dieu vienne remettre de l’ordre dans Son Eglise, selon Sa volonté !