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Non loin du tombeau de Laurent, au côté opposé de la voie Tiburtine, la tombe d’Hippolyte était elle-même un des sanctuaires les plus aimés de la piété des siècles du triomphe. Prudence décrit les magnificences de sa crypte, l’immense concours qu’y attirait chaque année sa fête au jour des ides d’août. Quel fut le saint ? quels son rang et sa vie ? quels faits convient-il d’ajouter à son histoire, en plus de celui d’avoir donné son sang au Seigneur Christ ? toutes questions devenues, en nos temps plus modernes, l’objet de nombreux et doctes travaux. Il fut martyr, et cette noblesse suffit pour nous à sa gloire.

Honorons-le donc, avec l’autre athlète du Seigneur, Cassien d’Imola, que l’Église propose en même temps à nos hommages. Hippolyte fut traîné par des chevaux indomptés qui brisèrent son corps à travers les rochers et les ronces ; Cassien, qui tenait une école, fut livré par le juge aux enfants dont il était le maître, et il mourut sous les mille coups de leurs poinçons : le prince des poètes chrétiens a chanté, comme pour Hippolyte, ses combats et sa tombe.

L'année liturgique, Dom Guéranger

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