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03 16 saint agapit.pngPalestrina, l’ancienne Préneste, députe à la cour de Marie son valeureux et doux martyr Agapit.
Par son jeune âge et sa fidélité, il nous rappelle cet autre gracieux athlète, l’acolythe Tarcisius, dont la victoire accompagne de si près au 15 août le triomphe de la Reine du monde, qu’elle s’éclipse en la gloire de celle-ci. Au temps où Valérien persécutait l’Église, à la veille des combats de Sixte et de Laurent, Tarcisius, portant le Corps du Seigneur, est rencontré par des païens qui prétendent le contraindre à leur montrer ce qu’il porte ; mais, serrant sur son cœur le trésor du ciel, il se laisse broyer sous leurs coups « plutôt que de livrer à ces chiens enragés les membres divins ».

Agapit, à quinze ans, parcourt au milieu des tourments et des prodiges l’arène que vient de rouvrir à l’ambition des disciples de Jésus le césar Aurélien. Si jeune qu’il fût, le martyr avait pu voir la fin honteuse de Valérien ; or, l’édit nouveau qui lui valut de rejoindre Tarcisius aux pieds de Marie n’était pas encore promulgué dans tout l’empire, qu’Aurélien à son tour était foudroyé par ce Christ de qui seul tiennent leurs couronnes les empereurs et les rois.