Menu

Frère de sainte Marthe et de sainte Marie-Madeleine, saint Lazare, né au bourg de Béthanie, et d’une famille illustre, était honoré de l’affection du Sauveur et eut le bonheur de Lui offrir souvent l’hospitalité.

Jésus était loin de lui quand il tomba dangereusement malade. Ses deux sœurs envoyèrent vers le Seigneur et lui firent dire :

« Voici que celui que Vous aimez est malade. »

Jésus répondit :

« Cette maladie n’est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié. »

Et étant demeuré encore deux jours où Il était, Il dit à Ses disciples :

« Retournons en Judée. Notre ami Lazare dort ; Je vais le réveiller. »

« S’il dort, Seigneur, c’est qu’il est mieux », répliquèrent-ils.

Alors Jésus leur parla ouvertement et dit :

« Lazare est mort. »

12 17 saint lazare.gifEn effet, saint Lazare avait expiré, et quand Jésus arriva à Béthanie, il était depuis quatre jours dans le tombeau. Aussitôt que sainte Marthe apprit que le Seigneur approchait, elle alla au-devant de Lui et Lui dit :

« Seigneur, si Vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. »

Jésus répondit :

« Votre frère ressuscitera. »

« Je le crois, Seigneur, dit Marthe, il ressuscitera au dernier jour. »

Jésus reprit :

« Je suis la Résurrection et la Vie ! »

Alors sainte Marthe alla vers sainte Marie-Madeleine et lui dit en secret :

« Le Maître est là et Il vous appelle. »

Et sainte Marie-Madeleine se leva et se hâta d’aller vers Jésus. Puis elle se prosterna à Ses pieds et dit :

« Seigneur, si Vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. »

Lorsque Jésus vit qu’elle pleurait, ainsi que les Juifs qui l’accompagnaient, Il dit :

« Où l’avez-vous mis ? »

Ils répondirent :

« Seigneur, venez et voyez ! »

Et Jésus pleura. Les Juifs dirent :

« Voyez comme Il l’aimait ! »

Quelques-uns ajoutèrent :

« Cet homme qui ouvrit les yeux d’un aveugle-né ne pouvait-Il pas empêcher celui-ci de mourir ? »

Cependant Jésus, ému de nouveau au-dedans de Lui-même, alla au sépulcre. C’était un caveau fermé d’une pierre. Jésus dit :

« Ôtez la pierre. »

Sainte Marthe reprit :

« Seigneur, il sent déjà mauvais ; il y a quatre jours qu’il est enseveli. »

Jésus repartit :

« Ne vous ai-Je pas dit que, si vous croyez, vous verrez la puissance de Dieu ? »

Alors ils ôtèrent la pierre. Jésus leva les yeux au ciel et dit :

« Mon Père, Je Vous remercie de ce que Vous M’avez exaucé. Je sais que Vous M’exaucez toujours : Je dis cela à cause de ce peuple qui M’environne, afin qu’il croie que c’est Vous qui M’avez envoyé. »

Après ces paroles Il cria à haute voix :

« Lazare, sortez ! »

Et aussitôt celui qui était mort se leva, les pieds et les mains liés de bandelettes ; sa figure était couverte d’un suaire. Jésus dit :

« Déliez-le et le laissez aller. »

Beaucoup de Juifs qui étaient présents crurent en Jésus à cause de ce prodige.

Saint Lazare ressuscité assista, dit la Tradition, à l’entrée triomphale du Sauveur dans Jérusalem, ainsi qu’à Sa glorieuse Ascension. Les Juifs, irrités de la présence de ce témoin de la puissance et de la divinité de Jésus, cherchaient à le faire disparaître ; ils n’y parvinrent que dix ans plus tard.

Profitant de la persécution contre les Apôtres, ils embarquèrent saint Lazare, avec sainte Marthe, sainte Marie-Madeleine, saint Maximin, saint Marcel et plusieurs autres Chrétiens, sur un vaisseau sans rames, sans voiles et sans provisions, et les lancèrent au gré des flots, espérant que la faim et la mer leur donneraient la mort.

Le vaisseau vint aborder à Marseille ; saint Lazare y prêcha l’Évangile et en fut le premier évêque.

Après trente ans d’épiscopat, saint Lazare fut arrêté et conduit devant le proconsul, qui lui ordonna de sacrifier aux idoles.

« Je suis le serviteur de ce Jésus qui m’a rappelé à la vie, répondit le saint évêque ; je ne puis reconnaître d’autre Dieu que Lui et Son Père, Créateur de toutes choses. »

Il fut appliqué à la torture, déchiré par les ongles de fer, brûlé sur un gril d’airain, transpercé à coups de flèches, et, comme il avait résisté à tant de tourments, il eut la tête tranchée, le 17 décembre. C’était l’an 80, saint Clet étant Pape et Titus empereur.