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04 06 saint marcellin.jpgA peine les persécutions antichrétiennes étaient elles terminées que des chrétiens se divisèrent profondément à leur propos ! La question était celle du pardon envers ceux qui avaient apostasié, et ils étaient plus nombreux que les martyrs. Parmi eux on trouvait des fidèles mais aussi des prêtres et des évêques. Fallait-il les réintégrer après une simple pénitence ? Redonner le baptême et l’ordination ?

Donat, évêque de Carthage sous Constantin, décida d’organiser une véritable « église des saints » où les relaps n’auraient pas de place. Les autres évêques refusèrent et c’est ainsi que le « donatisme » constitua un vrai schisme dans l’Eglise d’Afrique.

Près d’un siècle plus tard la division subsistait et l'empereur Honorius chargea son légat impérial, Marcellin, d'organiser une conférence contradictoire entre les deux partis. C'était un homme très cultivé et ce fut pour répondre à ses questions que saint Augustin écrivit plusieurs de ses ouvrages comme "De la rémission des péchés".

La conférence de 410 à Carthage, que Marcellin présida avec équité, condamna les donatistes.
Mais peu après, Marcellin fut accusé de complot contre l'empereur. Malgré les interventions de saint Augustin, son ami, le légat fut exécuté à Carthage en 413.