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Les apparitions de Saint Joseph sont rares. Il apparaît avec la Vierge et l’Enfant Jésus à Fatima le 13 octobre 1917, mais il est particulièrement vénéré à Cotignac (diocèse de Fréjus dans le Var). La Vierge était apparue sur le mont Verdaille au bûcheron Jean de La Baume (10 et 11 août 1519), ce qui avait entraîné la construction d’une église dédiée à Notre-Dame de Grâces, lieu de miracles dont les Papes firent mention.

Cotignac est connu suite à une apparition de Notre Dame le 10 août 1519. Plus tard, la naissance du Roi Louis XIV est liée à ce haut lieu spirituel. En effet, à Paris le frère augustin déchaussé Fiacre de Saine Marguerite (né Denis Antheaume) prie suite à une locution intérieure la Vierge pour que Anne d’Autriche ait un héritier.
La Vierge lui a demandé trois neuvaines : la première à Notre-Dame de Grâces de Cotignac, la deuxième à Notre-Dame de Paris et la troisième à Notre-Dame des Victoires de la même ville.
C’est ainsi que naît Louis XIV, le frère Fiacre a été envoyé par Louis XIII et Anne d’Autriche à Cotignac pour y faire la neuvaine voulue ; peu de jours après son départ, Louis XIII déclare vouloir consacrer la France à la Vierge, et le Dauphin tant désiré naît le 5 septembre 1638, neuf mois, jours pour jour, après la fin des trois neuvaines.
En 1644, la régente Anne d’Autriche envoie à nouveau le frère Fiacre à Cotignac pour demander à la Vierge de protéger son fils.
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Louis XIV vient en pèlerinage le 21 février 1660, en compagnie de sa mère, de son frère le duc d’Anjou (futur duc d’Orléans), de sa cousine la Grande Mademoiselle, du cardinal Mazarin.
Il donne de somptueux cadeaux à l’église de Cotignac, et envoie une dernière fois le frère Fiacre vers Marie en 1661.

Dieu permit encore que Saint Joseph apparaisse le 7 juin 1660 à un berger assoiffé, Gaspard Ricard. Il lui ordonne de déplacer une trop lourde pierre, ce qu’il fait, une source apparaît.
Ce jour là, en pleine chaleur, Gaspard Ricard, un jeune berger de 22 ans, garde son troupeau sur le mont Bessillon. Il a soif quand soudain, il aperçoit « un homme à ses côtés » qui lui désigne un lourd rocher en lui disant « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras ».

Devant la surprise et l’hésitation du jeune berger, l’apparition réitère son conseil. Gaspard soulève alors sans peine le rocher et découvre une source. Il boit alors à satiété et court porter la nouvelle au village. En un lieu que tous savent dépourvu de source, coule désormais une eau fraîche. Ainsi Cotignac mérite bien d’être appelé le village de la Sainte Famille !

Cette eau s’avère bien vite miraculeuse ; s’en suit la construction d’une chapelle Saint-Joseph, approuvée par l’évêque. C’est ainsi qu’on honore à Cotignac la Vierge et son époux.
La nouvelle église Notre-Dame de Grâces conserve l’inscription signalant la visite royale de 1660 (ex-voto de marbre noir, 1667), l’ancienne statue de la Vierge et le cœur du frère Fiacre ; à 3 km de là, une église bâtie au pied du Grand-Bessillon est sur le lieu de la source et de l’apparition de saint Joseph.

Le 12 mars 1661, Louis XIV invite les évêques de France à faire chômer la fête de Saint Joseph, le 19 suivant, interdisant tout commerce et travaux en ce jour, ce qui est immédiatement ratifié par les vicaires généraux de l’archevêque de Paris le 14.

On remarque que le 7 juin 1660 est aussi le jour où l’infante Marie-Thérèse entre en France pour y épouser Louis XIV en personne (elle était déjà mariée par procuration). Ce jour reste chômé en France, jusqu’à la révolution, en l’honneur de Saint Joseph par décision royale du Roi Louis XIV.