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croix sur les Alpes

Le symbolisme chrétien dans le drapeau Suisse et les blasons cantonaux

Le symbolisme chrétien dans le drapeau Suisse et les blasons cantonaux

Extrait d'un article paru en premier lieu dans le magazine Coopération du 27 juillet 2021 : La Suisse dans tous ses états et repris par le site cath.ch qui s'est focalisé sur les principales composantes chrétiennes : Le symbolisme chrétien dans les blasons cantonaux.

blasons cantonaux
crédits image : 'Média Coopération'

Schwytz
  Schwytz

Il convient de commencer avec Schwytz, qui a donné son nom et son drapeau à notre pays. C’est le premier canton à avoir adopté la croix distinctive de la Confédération, en référence évidente à ses racines chrétiennes.
Le blason de Schwytz revêt la couleur rouge du Blutfahne, le drapeau du sang. C’était un drapeau du Saint Empire romain germanique, à l’origine réservé au seul souverain. Il donnait le droit d’infliger des peines corporelles ou la mort. Le Blutfahne fut concédé aux citoyens libres de Schwytz en 1240.
 
 
Nidwald
  Nidwald

Contrairement aux deux Bâle et aux deux Appenzell, Nidwald et Obwald ne font pas l’objet d’une scission. Les deux demi-cantons ont toujours été distincts. Ensemble, ils forment Unterwald qui, traduit du latin, signifie au milieu des forêts.
Le blason de Nidwald montre une double clé d’argent sur fond rouge. Le rouge rappelle le Blutfahne, déjà mentionné pour le canton de Schwytz. La double clé est, en revanche, le symbole de Saint Pierre, patron de Stans.
 
 
Obwald
  Obwald

Le drapeau de guerre d’Obwald était à l’origine rouge et blanc ; il a été enregistré pour la première fois en 1309. Le blason a longtemps ressemblé à celui de Soleure. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’apparaît le symbole de la clé unique, ici aussi en référence à Saint Pierre.
 
 
Glaris
  Glaris

Le personnage au centre du blason est Saint Fridolin de Säckingen, moine et missionnaire chrétien né en Irlande.
Après avoir été abbé de Saint-Hilaire à Poitiers, en France, il fonde une église et un monastère à Säckingen. Il évangélisera par la suite le canton de Glaris, dont il deviendra le saint patron. Il tient la bible d’une main, et le bâton de pèlerin de l’autre.
 
 
Soleure
  Soleure

Du blanc et du rouge. La légende fait remonter ces couleurs à Saint Ours. Chrétien romain du IIIème siècle, il fut torturé et décapité ; son corps repose dans la cathédrale de Soleure qui porte son nom et celui de Saint Victor, un autre martyr lié à la légion thébaine.
Les références aux couleurs de l’Autriche ou de la légion thébaine font toujours l’objet de débats. Historiquement, le blason de Soleure apparaît pour la première fois sur le sceau de la ville en 1394 : il représente un bouclier gothique partagé transversalement, couronné par l’aigle impérial à deux têtes.
 
 
Bâle-Ville
  Bâle-Ville

Au début, Bâle-Ville et Bâle-Campagne formaient un seul et même canton.
Le bâton pastoral rouge s’est teint de noir au XIVe siècle, et il est tourné vers la gauche.
Le blason apparaît pour la première fois au XIème siècle sous forme de houlette en bois à l’extrémité dorée. Au XIIème siècle, il apparaît sous sa forme actuelle, comme symbole du diocèse de Bâle qui comprenait au XVème siècle une partie de l’Alsace et du Jura. Il devient le blason officiel de Bâle-Ville en 1385.
 
 
Bâle-Campagne
  Bâle-Campagne

La crosse de l’évêque de la principauté épiscopale de Bâle est caractérisée par sept perles reprises par le blason de la ville de Liestal. Ces perles représentent les sept districts ruraux insurgés qui ont, par la suite, donné origine au nouveau demi-canton, séparé de Bâle-Ville en 1833 en raison des revendications portées par la région rurale, à savoir l’égalité de traitement entre la ville et la campagne, ainsi que la fin des privilèges dont jouissaient les classes dominantes de la ville. Le sommet de la crosse de Bâle-Campagne, contrairement à celle de Bâle-Ville, est tourné vers la droite.
 
 
Appenzell Rhodes-Intérieures
  Appenzell Rhodes-Intérieures

Appenzell se sépare en deux cantons en 1597. La réforme avait créé de fortes tensions entre les catholiques de l’intérieur et les protestants de l’extérieur.
Le blason représente un ours noir sur un fond héraldique argenté (blanc). L’ours est lié à Saint Gall: Appenzell fut colonisé par le monastère de Saint Gall et resta sous sa domination jusqu’au XVème siècle. Saint Gall, qui vivait dans la forêt, rencontra un jour un ours agressif. Il lui demanda d’aller chercher du bois. L’ours lui en apporta. Pour le remercier, l’abbé lui donna à manger et finit par le faire s’éloigner.
Jusqu’à la fin du XIVème siècle, l’ours était représenté marchant à quatre pattes. Depuis 1379, l’ours marche debout.
Appenzell Rhodes-Extérieures a sur son blason les lettres "V" (lire "U") à gauche et "R" à droite de l'ours et signifient Ussere Rhoden, c'est-à-dire districts extérieurs en allemand.
 
 
Genève
  Genève

Le blason de Genève apparaît au XVème siècle, mais ne devient définitif qu’en 1918. Il représente l’union des symboles de l’Empire (l’aigle couronné), auquel Genève fut annexé au XIème siècle, et de l’évêque (la clé d’or), dont les citoyens détiennent leur liberté et leurs franchises dès 1387.
Le blason montre un soleil qui apparaît pour moitié sur le bord supérieur et qui porte le trigramme "IHS" en lettres grecques, une reproduction du nom de Jésus dans sa forme contractée IHESUS.
 
 
 
 
Jura
  Jura

Blason qui remonte à la fin des années 1940 et qui devient le drapeau officiel dès 1979, année de la sécession du canton de Berne. Les séparatistes ont longtemps peint cet emblème rebelle dans les rues jurassiennes.
Le bâton pastoral renvoie à l’antique principauté épiscopale de Bâle, et les sept bandes, quatre rouges et trois blanches, aux sept districts du "Jura historique", le Jura bernois. La couleur blanche représente la foi protestante, le rouge, la foi catholique.
 
 
Suisse
  Suisse

Les armoiries de la Suisse arborent une croix blanche sur fond rouge, dite croix fédérale ou croix suisse (en héraldique : sur gueules une croix alésée d’argent).

Trois versions se disputent l’origine de ce symbole chrétien :
  • Selon la première, la croix fédérale remonte à la Légion thébaine, dont le culte était largement répandu dans le royaume de Bourgogne.
  • Selon la deuxième, elle est issue de la bannière impériale (drapeau de guerre du Saint Empire) dont l’existence est attestée dès le XIIème siècle.
  • Selon la troisième hypothèse, la croix provient des arma Christi, instruments de la Passion, particulièrement vénérés en Suisse centrale et que les cantons primitifs purent mettre sur leurs bannières rouges (dites bannières de sang) à partir de 1289.

  • source : Dictionnaire historique de la Suisse
     
     
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